Homepage  |  Le Cannicelle  |  Villammare  |  Photos  |  Comment y arriver  | Réservez tout de suite  |  Contacts            
     
  Tutti i dintorni...


Ascea
Palinuro
San Severino di Centola
Marina di Camerota
San Giovanni a Piro
Bosco
Roccagloriosa
Castel Ruggero
Torre Orsaia
Scario
Policastro
Santa Marina
Sicilì
Caselle in Pittari
Capitello
Ispani
San Cristoforo
Morigerati
Villammare
Vibonati
Tortorella
Casaletto Spartano
Maratea
Sapri
Torraca
Battaglia

 
   
     




















     
 
PALINURO

Se dresse sur un imposant bastion de roche à pic sur la mer et il est l’un des endroits les plus suggestifs du magnifique paysage côtier du Cilento.
La beauté de Palinuro se répand dans chaque angle, dans chaque grotte, dans chaque falaise, dans les reflets de la mer, sur la roche, dans les mille formes sculptées par la mer et les agents naturels: la Grotte Bleue et la Grotte du Couvent sont éléments d’un paysage qui est resté primitif et presque inchangé.
Le terriroire de Palinuro s’est révélé être un gisement riche de pièces fossiles remontant à il y a au moins cent mille ans parmi lesquels on trouve des cerfs, lions et ours. On y a aussi retrouvé des traces de la présence de l’homme datant de l’époque Néolithique.
Le mythe de Virgile dans l'Enéide veut que Palinure, le vieux nautonier de Enée, fut rejoint pendant la nuit par le dieu Sommeil venu de l’Olympe sous les traits de son ami Phorbas alors qu’il était au gouvernail. Vu que la mer était calme et que le bâteau pouvait maintenir sa route même sans pilote, le dieu essaya de le convaincre à se reposer.

Et déjà la Nuit humide avait presque atteint la borne médiane du ciel ;
les matelots, couchés sous leurs rames, sur les dures banquettes,
laissaient se détendre leurs membres dans un paisible repos,
quand le Sommeil, tout léger, se laissant glisser des astres de l'éther,
écarta l'air ténébreux, repoussant les ombres.
Il te cherchait, Palinure, t'apportant de tristes songes,
à toi victime innocente. Le dieu s'installe en haut de la poupe,
sous les traits de Phorbas, et sa bouche émet ces paroles doucereuses :
"Palinure, descendant de Iasius, les flots portent la flotte d'eux-mêmes,
les brises soufflent, régulières ; l'heure est au repos.
Pose la tête et dérobe au travail tes yeux fatigués.
Je te remplacerai moi-même pendant un court moment".
Levant à peine les yeux vers lui, Palinure répond :
"Est-ce à moi que tu ordonnes de méconnaître l'aspect paisible
et les flots tranquilles de la mer ? Dois-je me fier à ce prodige ?
Pourquoi en effet, irais-je lui confier Énée ? Tant de fois,
j'ai été abusé par des brises trompeuses et la ruse d'un ciel serein."
Tels étaient ses dires ; fortement agrippé à la barre,
il ne déviait nullement et fixait les yeux sur les astres.
Et voici que le dieu agite autour du front du pilote un rameau trempé
dans la rosée du Léthé, porteur de sommeil par la force du Styx ;
Palinure est hésitant, ses yeux devenus vagues se sont fermés.
Ce repos soudain avait à peine relâché ses membres,
que le dieu se pencha sur lui et le précipita dans les flots limpides,
avec une partie de la poupe arrachée et le gouvernail,
le malheureux, qui en vain répétait ses appels à ses compagnons.
Le dieu, comme un oiseau, s'envole et s'élève dans l'air léger.
La flotte n'en poursuit pas moins sa course tranquille,
et vogue sans crainte, comme l'avait promis le dieu Neptune.
Déjà elle avait progressé, s'approchant des rochers des Sirènes,
périlleux jadis, et couverts d'une multitude d'ossements blanchis,
- alors battus par la masse salée les rocs sourds résonnaient au loin - ,
quand Énée remarqua que la flotte voguait à l'aveugle, sans son pilote.
Alors il prit lui-même la direction du navire, sur la mer sombre,
gémissant beaucoup, secoué par le sort malheureux de son ami 
"Ô toi qui fus trop confiant en une mer et un ciel sereins,
Palinure, tu resteras étendu, nu, sur une plage inconnue."



 
 
     
|  Le Cannicelle  Villa Mediterranea  |